Activités industrielles et fertilité

Last Updated on 21 janvier 2015 by Equipe redaction

Après l’augmentation des allergies, du diabète et des cancers au cours des 25 dernières années, une nouvelle inquiétude émerge. Et si les activités industrielles compromettaient les capacités des êtres humains à se reproduire? Une méta-analyse dirigée par l’Institut de veille sanitaire (InVS) fait le bilan des études existantes et l’état des lieux en France sur les agents environnementaux qui influent sur notre fertilité.

En ce qui concerne la qualité du sperme des Français, l’analyse de 33 études, réalisées au sein des Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains (Cecos), montre une différence en fonction des régions. Au fil des ans, la qualité du sperme a chuté chez les candidats au don du sperme à Paris, mais pas à Toulouse. La dernière étude du Cecos de Tours montre, par exemple, que le pourcentage de spermatozoïdes mobiles est passé de 64 à 44% entre 1976 et 2009 et celui des spermatozoïdes vivants de 88% à 80% sur la même période. Les auteurs de l’étude préconisent ainsi une surveillance de la production et de la qualité spermatique parallèlement aux recherches fondamentales sur le sujet, car ces variations géographiques seraient directement liées à l’exposition environnementale.

Autre étude française, celle-ci basée sur l’examen de plus de 440.000 fiches remplies par des hommes partenaires de couples faisant appel à la fécondation in vitro (FIV). Elle montre une baisse de la concentration spermatique sur la période 1989-1994 particulièrement marquée chez les hommes nés après 1950. La même baisse a été observée pour la période 2001-2005. Entre les deux périodes, cette concentration a augmenté. Les scientifiques mettent en cause l’alimentation, les emballages alimentaires, la qualité de l’eau de consommation ou celle de l’air ambiant. Au travail, les expositions au plomb, à la chaleur ou aux produits phytosanitaires seraient impliquées, et en tant que facteur individuel le tabagisme ou le stress chronique. Pourtant ces tendances à la baisse spermatique ne sont pas encore totalement expliquées.

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